Conseils en alimentation (Corinne Peirano)
CONSEILS EN ALIMENTATION
Auteur de cet article : Corinne Peirano, Diététicienne-Nutritionniste
Consultante Diététique et Nutrition du Sportif pour « Ultrafondus magazine »
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Vous êtes conscient qu’un terrain immunitaire renforcé est le pilier d’une bonne santé. Vous savez qu’il faut préserver à certaines périodes votre aptitude à lutter contre les agressions virales ou microbiennes. Vous vous posez des questions sur votre alimentation : comment la transformer en alliée dans votre pratique de l‘ultra, quoi manger et comment. Voici pour vous une sorte de guide grâce auquel vous découvrirez des aliments que l’on pourrait qualifier sans exagérer de « super aliments » catégorie poids mouche avec effet super welter. Ils nous nourrissent et nous protègent.
Fruits secs, poissons, oléagineux, huiles, graines, céréales, compléments alimentaires bio… Dans toutes ces classes d’aliments, on trouve les « super aliments ». Ils possèdent une haute densité nutritionnelle et permettent soit de combler très précisément une carence, soit de remettre d’aplomb notre organisme tout entier.
Quels sont les avantages des super aliments ?
Ils présentent une forte concentration en nutriments très faciles à digérer. Ils sont une source intéressante d’acides gras essentiels et fournissent, chose non négligeable, de bonnes bactéries pour la flore intestinale. De quoi permettre à nos appareils digestifs souvent malmenés une bonne défense contre les agents pathogènes menaçant leur équilibre.
Avant de poursuivre, une précision : je ne cherche aucunement à forcer votre panier d’épicerie, ni à vous pousser dans la quête d’aliments fonctionnels. Mon souhait est simplement d’élargir un horizon alimentaire et surtout de démonter qu’il est possible de le diversifier, de l‘enrichir. Et maintenant partons à leur découverte…
Que souhaitons-nous en tant que coureur?
Ces aliments que nous mangeons au quotidien sont souvent le reflet de notre culture, de notre personnalité. Choucroute, Baeckeoffe, coq au Riesling ne sont pas des plats typiquement méditerranéens. Tout comme l’aïoli, les pieds-paquets, la pichade ou encore la soupe au pistou ne sont pas des spécialités alsaciennes. Nous sommes d’accord, les choix alimentaires que nous effectuons ont leur importance dans notre quotidien. Ils reflètent la sensibilité personnelle de chacun. Oui… même dans le domaine gastronomique ou culinaire, on peut et on a le droit de cultiver une différence. Ce qui n’empêche pas de s’ouvrir à des nouveautés, d’ôter les carcans culturels.
Dans quel but ? Celui de se rendre compte que les aspects bénéfiques sur la santé vont bien au-delà des aspects nutritionnels de base. Si vous saisissez cela, c’est déjà un grand pas d’effectué. Ce qui nous amène à la question subsidiaire : l’alimentation parfaite existe-t-elle ?
Difficile de répondre à une telle question. Personnellement, je sais seulement ce que je désire et ne désire pas mettre dans mon assiette ni dans celle des miens.
Que souhaitons-nous en tant que coureurs d‘ultra ? J’ose une suggestion : conserver le maximum de notre faculté de résistance à la fatigue pour courir longtemps, du mieux possible tout en optimisant notre récupération.
Ce que l’on doit privilégier
Privilégier la densité nutritionnelle
Ces super aliments n’ont rien à voir avec les produits enrichis industriellement. Ils sont avant tout des produits naturels, trouvés sur le marché ou bien exceptionnellement achetés dans les boutiques spécialisées (diététiques, marchés ou coopératives biologiques). Ils ne répondent pas non plus à une complémentation médicale prescrite. Ils sont cultivés pour diversifier notre alimentation et répondre à des besoins spécifiques. Les nôtres. Car en tant que coureurs d’ultras, nous faisons partie d’une classe à part entière de population. Notre équilibre alimentaire ne peut se comparer à celui des sédentaires et la couverture de nos besoins ne peut être réalisée par une augmentation sans fin des calories. Justement parce que nos apports sont moindres qu’il y a un siècle, que nos habitudes alimentaires ont évolué et que de ce fait, nous devons privilégier la densité nutritionnelle. Pour résumer, ces super aliments sont destinés à corriger une nourriture souvent trop riche en calories et souvent trop pauvre en nutriments. Ils sont une source importante de vitamines, de minéraux, d’acides aminés, d’acides gras essentiels. Les incorporer dans notre alimentation soit au quotidien, soit de façon ponctuelle, permet de répondre à notre dépense énergétique, à nos besoins spécifiques.
La supplémentation médicale, c’est quoi ?
La supplémentation médicale a une visée thérapeutique. Elle est prescrite par votre médecin après dosage biologique. Exemple : votre taux d’hémoglobine révélé par la Numération Formule Sanguine (NFS) est en dessous des normes (< 12 g et même < 10 g pour 100 ml de sang). Cette anémie le plus souvent d’origine ferriprive (manque de Fer) est déterminée obligatoirement par un dosage de la Ferritine. Le traitement par adjuvant du fer sera suivi pour deux mois environ et un deuxième dosage devra normalement vérifier le retour aux normes.
Un complément alimentaire, c’est quoi ?
C’est un produit alimentaire concentré en nutriments. Il peut avoir un effet physiologique ou thérapeutique. Mais son but est de compléter l’alimentation au quotidien, absolument pas de la remplacer. Que trouve-t-on dedans ? Uniquement ce qui est prévu par la législation : des acides aminés, des oligo-éléments, des plantes ou extraits de plantes, des pro biotiques des vitamines, des antioxydants. On y a recours soit pour consolider les apports quotidiens de nutriments, soit ponctuellement en parallèle d’un évènement qui sollicite plus que de coutume l’organisme (exemple : période intensive d’entraînement ou de récupération).
Des aliments protecteurs
Ainsi, nos super aliments peuvent revêtir à l’occasion le rôle de « solutions techniques », lorsque le terrain immunitaire est affaibli pour des motifs que nous connaissons tous : une course et une récupération difficiles, un entraînement avec une charge de kilomètres importante, etc. Dans ce cas, ils accompagnent momentanément l’assiette du coureur. La couleur, la texture ou encore le goût de certains peuvent étonner parfois. Il y a toujours l’option de la forme comprimés ou ampoule à avaler avant les repas. Souvent les habitudes exagérées de consommation pharmaceutiques font relier ce geste à la prise de médicaments qui intervient alors comme un frein psychologique à la découverte de ces aliments stimulants. Dommage, car une algue sous forme de comprimés reste toujours un aliment. La seule modification réside dans la présentation qui offre, reconnaissons-le, un côté pratique d’autant plus que l’on peut se trouver momentanément en déplacement par exemple.
Les principaux aliments protecteurs
- Tous les fruits et légumes frais dont crucifères (brocoli, choux frisés ou chinois, chou-fleur, chou de Bruxelles, cardes, épinards, navet, rutabaga) et alliacés (oignons, aulx, poireaux, échalotes)
- Les céréales complètes (sarrasin, riz, orge, kamut, épeautre),
- Les graines (lin, tournesol, courge, sésame)
- Les légumineuses (légumes secs et soja)
- Les aromates et épices
- Les huiles végétales vierges mono-insaturées (huile d’olive) et poly-insaturées (colza, tournesol, noix, noisettes, germe de blé, carthame, chanvre)
- Les fruits secs oléagineux (amandes, noix, noisettes)
- Les poissons et surtout poissons gras (de petite et moyenne taille : sardines, harengs, maquereaux)
- Les compléments alimentaires naturels (levure de bière, germe de blé, lécithine, pollen, spiruline, jus de jeunes pousses d’orge ou de blé, cacao pur)
Les produits de l’apiculture ou l’Apithérapie
Les produits de la ruche ont un grand intérêt thérapeutique. Ils ont aussi l’avantage de nous être familiers : miel, gelée royale, pollen, propolis ne rebutent pas à moins d’y être allergique. Dans ce cas, la prudence s’impose, d’autant qu’il peut s’y rajouter le risque d’allergie croisée (exemple : une allergie aux pommes crues est souvent combinée à une allergie au pollen de bouleau).
Les produits de l’apiculture font partie intégrante du paysage alimentaire habituel. La gelée royale se prend le matin, le pollen dans des jus ou des salades de fruits, le miel seul et loin de tout repas de préférence. Mais là encore, il peut y avoir exception et j’ajouterai selon les goûts et envies de chacun. Le pain d’épices est un incontournable de nos ultras (voir recette dans UFO Mag n° 37, novembre-décembre 2006).
La gelée royale ou lait des abeilles se révèle idéale pour renforcer nos défenses immunitaires et résister à la fatigue. Elle se présente sous forme laiteuse, avec des reflets nacrés et une consistance gélatineuse. Sa saveur est acide et très sucrée. Les jeunes abeilles la fabriquent pour les larves au tout début de leur vie mais aussi pour leur reine qui s’en nourrit exclusivement. Ce qui expliquerait la longévité de cette dernière (5 à 6 ans). Un mets de reine pour nous coureur d‘ultras.
Ses propriétés anti-fatigue et anti-inflammatoire ont été attribuées à ses composants lipidiques et protéiques. Il contient en effet 2/3 d’eau, des glucides parmi lesquels glucose (50%), fructose (30%), saccharose (10%) et à l’état de traces, d’autres sucres moins connus. Les protides présents sont en grande partie des enzymes et acides aminés dont les huit essentiels que l‘organisme ne peut synthétiser. L’existence des lipides (4 à 5 %), avec des acides gras, des sténols et des phénols, explique l’utilisation de la gelée royale dans le traitement contre le cholestérol et les triglycérides. On y trouve également des vitamines (avec le groupe B bien représenté : B1, B2, B5 et B6, PP, et des traces de Vit A, C et E). Sans oublier les sels minéraux: potassium, sodium, magnésium, calcium, fer, cuivre, chrome, manganèse, zinc…
Faut-il la consommer lyophilisée ou fraîche ? Peu importe en réalité. En capsule ou en gélule, elle possède un côté pratique dont il faut tenir compte si l’on est en déplacement. Fraîche dans un petit pot accompagnée d‘une spatule-dose, la gelée royale doit être conservée au froid, à l’abri de l’air, de l’humidité et de la lumière. Des précautions inutiles si elle est lyophilisée. En revanche, il est préférable de l’acheter non incorporée à du miel. Ce dernier, produit vivant, peut altérer ses propriétés. En les consommant séparément, vous cumulerez leurs bienfaits. Le pollen, quant à lui, est un concentré d’anti-oxydants.
Saviez-vous que dans une journée, une abeille peut butiner 700 fleurs en moyenne ? Les abeilles récoltent naturellement le pollen à l’aide de leurs pattes postérieures, en l’agglomérant sous forme de petites pelotes, avant de le ramener à la ruche. Un tableau bucolique et mignon comme tout, qui ne doit pas occulter cependant les propriétés curatives du pollen, à prendre très aux sérieux. Surtout si vous traversez une période faite de trous d’air : surmenage, grosse fatigue physique, blessure. Chaque espèce de plante à fleurs produit son pollen (saule, ciste, châtaigniers, bruyère, fleur de pavot, etc). Il existe donc une multitude de pollens et autant de caractéristiques s‘y rapportant. Mais dans l’ensemble, on peut souligner le fait qu’ils renforcent la réponse immunitaire, accélèrent la cicatrisation de la peau, ralentissent le vieillissement cellulaire grâce à un apport élevé en vitamine E, caroténoïdes, polyphénols, et qu’ils possèdent une flore lactique importante.
D’où vient cette caractéristique du pollen frais à préserver la flore intestinale ?
C’est dans sa composition que l’on trouve la réponse. Le pollen qui vient d’être récolté contient en effet entre 1 million et 10 millions par gramme de bactéries lactiques. Et le pollen congelé tout de suite après récolte les préserve davantage que le pollen sec. Un constat vérifié in vitro avec des germes pathogènes de la flore intestinale humaine. Ces derniers sont inhibés par les bactéries du pollen frais. En revanche, les germes pathogènes continuent à proliférer avec du pollen sec. Pour nous coureurs d’ultra, le pollen de fleur de ciste semble tout indiqué : outre les nombreuses propriétés déjà citées, il comble le besoin accru en micro-nutriments et anti-oxydants dû à nos efforts prolongés et intenses. Il protège en outre le tissu musculaire grâce à la vitamine E, les caroténoïdes, les phytostérols. Préférez-le frais congelé. Le goût est un peu surprenant mais j’ai déjà testé avec du pollen frais de ciste et ma foi, on s’y fait. Astuce : vous pouvez le mélanger sans hésitation à une salade de fruits le matin au petit déjeuner par exemple. Il passera mieux.La propolis est un antibiotique naturel. Vous aviez fait connaissance cet automne avec l’extrait de pépins de pamplemousse (ou « epp », voir UFO Mag n° 36, octobre 2006).
Voici un autre produit de l’apiculture que je souhaite vous faire découvrir. On peut par exemple l’utiliser pour soigner la toux, avec un sirop à base de propolis, mélangé à du miel et de l’epp justement. La propolis a une place justifiée dans l’arsenal de soins de la sphère ORL (Oto-rhino-laryngologie) et de l’appareil respiratoire.
D’où vient-elle ? C’est une gomme collante que les abeilles récoltent sur les bourgeons et l’écorce d’arbres comme le sapin, le peuplier, le bouleau… En tapissant l’intérieur de la ruche avec cette glu résineuse, les abeilles se protègent des attaques virales et bactériennes. Les propriétés de la propolis sont nombreuses et reconnues : antivirale, antibactérienne, antifongique, anti-inflammatoire, anesthésique, pour en citer quelques-uns. Le miel est un aliment hautement énergétique. Le miel est un aliment prébiotique (voir glossaire). Ses bienfaits et vertus sont nombreux. Consommé seul ou en accompagnement, il remplace le sucre avantageusement. C’est un aliment naturel, l’intervention de l’homme se limitant à sa récolte. La consistance d’un miel n’a aucun rapport avec sa qualité. Vous pouvez comparer tous les miels de la terre, aucun n’aura la même teinte. Il peut être ambré, foncé, translucide ou encore nacré. Sa coloration dépendra des fleurs butinées. Il peut être cristallisé comme les miels du printemps avec beaucoup de glucose. Ou toujours liquide comme le miel d’acacia qui contient beaucoup de fructose. Il contient du fructose (env. 38 %), du glucose (32 %) et un peu de saccharose (env. 1,5 %). Sa forte teneur en fructose et glucose explique son fort pouvoir sucrant et son index glycémique très élevé (90).Quant à son utilisation thérapeutique, ses nombreux acides (acétique, butyrique, citrique, formique, etc.) lui confèrent un pH autour de 3,9, expliquant ses propriétés antivirales et antibactériennes et la protection de la flore intestinale.
Un coureur qui a des maux de ventre en course pourrait absorber du miel de thym ou de romarin en vue d’être soulagé. Vous pouvez aussi l’employer comme pommade cicatrisante sur des plaies superficielles. J’ai testé pour vous et l’ai appliqué comme onguent sur un bobo. Et cela fonctionne. Des maux de gorge, une irritation voire un rhume ? Voici mon remède de grand-mère qui a déjà fait ses preuves : 1 cuillère à soupe de miel mélangée à 1 jus de citron et de l’eau chaude. La mixture est un grog sans alcool, elle soulage. Je l’ai en outre utilisé comme masque nettoyant et hydratant du visage. N’y voyez aucune coquetterie de ma part, juste une volonté d’hydrater un visage soumis à toutes les intempéries, lors d’entraînements quasi-quotidiens.
Les bienfaits du miel
- Bactéricide, anti-diarrhéique, antiviral
- Aliment énergétique, nourrissant, apaisant pour les nerfs (un peu de miel dans une tisane facilite l’endormissement)
- Antiseptique, cicatrisant des plaies externes (brûlures, égratignures…)
- Calme les inflammations de l’estomac, des intestins
- Permet de lutter contre les infections bronchiques
La spiruline pour lutter contre la fatigue
Elle nous vient des Andes. Elle était déjà consommée par les civilisations Aztèques et Mayas et je précise tout de suite aux malicieux qu’elle n’est pour rien dans la disparition de ces dernières ! Plus sérieusement, la spiruline a le mérite de posséder des qualités nutritionnelles extraordinaires. Ce n’est pas un médicament mais un aliment qui nourrit et protège. Cette micro algue bleu-vert d’eau douce est bourrée de protéines, avec une teneur qui représente 50 à 70 % de son poids sec. Pour donner un ordre d’idée, la farine de soja rassemble environ 35 % de protéines. La spiruline contient tous les acides aminés essentiels, y compris les acides aminés soufrés, méthionine et cystéine. Ces derniers y figurent à 80 % de la valeur idéale définie par la FAO : Food and Agriculture Organization (valeur définie à partir des bases d’albumine de l’œuf et de la caséine). En 2004, la FDA (Food and Drug Administration, États-Unis) a reconnu la spiruline comme un produit répondant à des critères de sécurité alimentaire et pouvant être employé comme ingrédient nutritionnel dans des aliments comme les boissons, les barres et comme condiment dans les salades et les pâtes. La spiruline est reconnue pour sa teneur élevée en protéines végétales, acides gras polyinsaturés, béta-carotène, vitamines, zeaxanthine et phycocyanine.
En France, le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF) a donné depuis 1984, un avis favorable à sa consommation.Alors pourquoi la spiruline n’est-elle pas vendue comme un aliment traditionnel ? Parce qu’elle est microscopique. On la trouve en magasin diététique ou biologique, au rayon des compléments alimentaires sous forme de comprimés ou de microgranules avec lesquels on saupoudrera le plat principal par exemple. Comme on peut le faire avec du gomasio (mélange de graines de sésames et d’algues), du germe de blé ou encore de la levure de bière pailletée.Séchée, broyée ou pulvérisée, la spiruline offre l’aspect d’une poudre fine, d’odeur et de goût doux surprenants mais pas désagréables. L’acide gamma-linolénique qu’elle contient représente 10 à 20% du total de ses acides gras, soit 1 à 2% de sa matière sèche, ce qui s’avère considérable. Pour en retirer tous les bénéfices, il faudrait associer spiruline et céréales, c’est-à-dire la consommer avec du riz, ou du blé ou encore du millet, comme les populations du Tchad qui l’associent au mil.
En Afrique justement, elle est utilisée directement en sonde gastrique pour les enfants ne pouvant plus rien avaler. Une prise de cet aliment durant 15 jours leur permet de reprendre un mode d’alimentation normale.
Qu’est-ce qui explique sa très haute digestibilité ? Sa teneur en fibres et ses parois cellulosiques qui sont pour ainsi dire inexistantes, ce qui rend la micro algue facilement digestible par notre système digestif. Cela explique également l’excellente assimilation de ses protéines. Si je devais résumer ses vertus, je dirais qu’elle est riche en fer, en béta-carotène (anti- oxydant), en acide folique (ou vitamine B9, qui participe à la formation des globules rouges et à la synthèse des acides aminés) et en vitamine B12 (important pouvoir antioxydant, participe à la synthèse du fer et de la vitamine C) et qu’elle convient à tout le monde, à tous les âges : sportifs, gens stressés par le quotidien, enfants, femmes enceintes, allaitantes, personnes âgées. Insistons particulièrement sur la vitamine B12. La spiruline en est quatre fois plus riche que le foie cru, longtemps donné comme la meilleure source. Pour finir de vous convaincre de la parfaite intégration de la spiruline dans une alimentation « normale », je vous suggère les pâtes à la spiruline (on y trouve 4% de spiruline en moyenne).
La spiruline en bref
Un aliment qui convient aux besoins spécifiques du sportif.- Facilite l’oxygénation sanguine et donc la récupération musculaire- Contre la fatigue physique et intellectuelle- Permet une meilleure résistance au stress, aux agressions pathogènes- Augmente la résistance aux agressions extérieures- Action reminéralisante qui protège et nourrit.Utilisation (8 comprimés = 4 g)- À la sortie de l’hiver, au début du printemps, en cure courte sur 1 mois : 7 à 10 comprimés par jour ou 3 à 5 g pour la poudre.- En cure longue pour un traitement de fond : 4 à 8 comprimés par jour sur 2 ou 3 mois ou 2 à 4 g par jour pour la poudre.
Le jus d’herbe d’orge, pour se délester des toxines
Les jus d’herbe de céréales sont excellents pour la santé. Ils sont riches en chlorophylle, en vitamines, minéraux, protéines et enzymes diverses. Le jus d’herbe d’orge est particulièrement bien assimilé par notre système digestif et l’on peut en tirer le plus grand bénéfice pour notre pratique de l’ultra. C’est un chercheur japonais, le Docteur Hagiwa, qui a révélé dans les années 60 toutes les qualités du jus d’herbe d’orge. Celui-ci apporte des nutriments essentiels à l’organisme. Et parmi ses nombreuses qualités, on peut citer son efficacité dans l’élimination des toxines. Ces dernières sont des déchets et des résidus issus du fonctionnement de notre métabolisme, en provenance des tissus eux-mêmes, de notre alimentation et de la pratique de notre sport (urée, acide urique, acide lactique, gaz carbonique, acides cétoniques…). La chlorophylle contenue dans les pousses permet cette action de nettoyage, d’évacuation des déchets toxiques accumulés dans le corps. Elle seconde l’action des principaux organes dépuratifs comme le foie, les poumons et les intestins.
Comment expliquer l’efficacité de cet aliment ?
Après récolte, le jus d’herbe d’orge est déshydraté et réduit en poudre. Son procédé d’extraction a été étudié pour préserver tous les nutriments, sans que ces derniers soient oxydés au cours des différentes manipulations subies. Pour assurer une conservation longue durée, chaque particule est combinée avec de la maltodextrine de maïs et protégée dans des sortes de micro cristaux. Il est obtenu de cette manière un concentré élevé de minéraux et oligo-éléments (fer, calcium, zinc, manganèse, sélénium, magnésium), d’acides aminés, de vitamines (A,E,K,C, groupe B) et d’anti-oxydants. Le jus d’herbe d’orge est recommandé particulièrement en cas de déminéralisation, de déséquilibre acido-basique, d’efforts sportifs intenses, de fatigue mais aussi en récupération, en renforcement des défenses immunitaires.
Le jus d’herbe d’orge
- Contribue à la détoxication
- Combat l’acidité
- Améliore la digestion
- Augmente les facultés de récupération
- Aide contre la fatigue
- Renforce le système immunitaire
[Conclusion Glossaire Sites internet]
Conclusion
Mon souhait avec cet article était de présenter des aliments naturels, de partager avec vous une façon de se nourrir qui non seulement apporte un plus nutritionnel mais encore agrémente nos habitudes alimentaires, sans créer de choc dans l’assiette mais par le biais d’une invitation à une alimentation plus diversifiée. Vous prendrez conscience au début, de la nouveauté que représentent ces aliments, puis vous finirez par les incorporer naturellement dans votre quotidien.
Que peuvent-ils vous apporter ? Une réponse
> je parlais de « solutions techniques » plus haut
> à tout un ensemble d’infections ORL, de fatigue temporaire, de troubles légers du sommeil… une somme de bobos qui nous pourrissent l’existence.
Les super aliments apportent également une meilleure résistance à la charge d‘entraînement, une meilleure récupération, un confort digestif avec au fur et à mesure de leur prise, l’amélioration de la flore intestinale. En réalisant ce premier pas vers une alimentation diversifiée, vous renforcerez votre terrain immunitaire. Et vous serez d‘accord, je pense, avec ceci : un mauvais équilibre alimentaire peut être un facteur déclenchant ou aggravant. Or nous, ce que nous recherchons avant tout, c’est conserver une vitalité, une santé propre à la pratique de notre sport. Certains aliments comme le miel, la gelée royale font déjà partie de vos habitudes alimentaires ? Parfait. Quant aux nouveautés, pour peu que vous réalisiez le bénéfice santé apporté, elles viendront s’y greffer peu à peu. Ne vous bousculez pas, ne vous forcez pas. Mais partez à leur découverte sans hésitation parce vous finirez par en convenir avec moi : c‘est sans danger et tout bénef’ pour notre activité sportive.
Glossaire
- Antioxydants : forment un groupe de vitamines, minéraux et certains composés phytochimiques contenus dans les aliments, qui permettent de protéger l’organisme des effets néfastes des radicaux libres de l’oxygène.
- In vitro : conditions d’observation biologique artificielles : en laboratoire, en éprouvette. Par opposition à in vivo (observation réalisée sur un organisme vivant).
- Polymère : grosse molécule formée d’un ensemble de petites molécules semblables.
- Polysaccharides : ce sont des polymères de glucides, insolubles dans l’eau à faible pouvoir sucrant. Exemple : l’amidon, le glycogène, la cellulose.
- Prébiotiques : aliments immédiatement actifs dans l’organisme, à visée préventive. Bénéfiques sur la flore intestinale et le système immunitaire.
- Radicaux libres : ce sont des molécules instables créées naturellement par le corps ou produites par des toxines, la pollution, les rayons du soleil et les matériaux radioactifs. Ces toxines peuvent être « cancérigènes » : elles peuvent altérer ou endommager des cellules de l’organisme. Les antioxydants sont capables « d’absorber » les radicaux libres ou de prévenir leur formation.
- Terrain immunitaire : c’est la faculté d’un organisme à résister aux agents pathogènes ou sa prédisposition à les subir.
Sites internet
http://www.01sante.com/xoops/modules/icontent/index.php?page=527#ancre4 : un site qui nous apprend beaucoup sur la gelée royale.
http://www.pollen-online.com/fr/ : les bienfaits du pollen sur la santé.
http://www.pollen-online.com/fr/etude_intestin_fr.PDF : comparaison entre pollen frais et pollen sec. Expériences menées en laboratoire.
http://miel.belval.free.fr/propolis.htm : tout sur la propolis.
http://biogassendi.ifrance.com/dossierpropolis.htm : un site complet sur la propolis et l’apiculture.
http://www.pomun.org/image/CISRI-ISP-BROCHURE-FRENCH.pdf : Déclaration de Rome sur la Sécurité Alimentaire Mondiale, par les chefs d’état et de gouvernement en faveur de la spiruline à travers le monde, pour nourrir les populations souffrant de dénutrition.
http://biogassendi.ifrance.com/soja.htm#SPIRULINE : pour tout savoir sur la spiruline et bien d’autres aliments intéressants pour notre santé sportive.
http://www.wcrf-fr.org/pdfs/2006files/publications/superfoods_FR.pdf : un site pour améliorer son alimentation en général.